chronique Sud-Ouest

« Une belle voix grave qui dessine des paysages. Avec cet atout indéniable, Grégory Desgranges, passé par le groupe Arcahuetas, avance sur le chemin d’un blues primal et dégraissé. peuplé de fantômes et d’ombres mouvantes, « La Gloire des Faisants » raconte des histoires de fin du monde et de cataclysmes programmés. Tom Waits, Dominique A, Nick Cave, Bashung… Tous ces chers « faisants » (de « faire ») se bousculent dans des humeurs de western crépusculaire (« L’Incurie », « Mangroves ») ou de delirium poisseux (« Transmission » ou « Cauchemar » avec ses guitares slide et ses incantations chamaniques). Enregistré dans une maison bretonne vide – celle où il a passé son enfance – puis dans différents appartements bordelais, c’est un album profondément original que signe ici Hectory, album auquel il donne un prolongement scénique remarqué récemment en ouverture de Bertrand Belin. À suivre. (S. C. J.) »